Le débat sur l’identité nationale ou le retour de l’Abbé Grégoire

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Marseille, 13/11/2009 Objet : Communiqué de presse

Le débat sur l’identité nationale ou le retour de l’Abbé Grégoire Le 02 Novembre dernier, le Ministre de l’immigration et de l’identité nationale, M. Besson, lançait à la demande du Chef de l’Etat M. Sarkozy ,un débat sur l’identité nationale avec pour objectif :
- « de favoriser la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est l’identité nationale aujourd’hui »
- « de faire émerger des actions permettant de conforter l’identité nationale et de réaffirmer les valeurs républicaines et la fierté d’être français ».

Régions et Peuples Solidaires (R&PS), fédération des partis politiques régionalistes et autonomistes, critique avec force l’initiative du Gouvernement. R&PS voit en effet dans ce « débat » un sursaut jacobin, orchestré au plus haut niveau de l’Etat, contre la diversité issue de l’immigration mais aussi contre les langues et les cultures dites régionales.

RP&S regrette qu’aux appels pour la prise en compte de l’existence des langues et de cultures régionales qui ont mobilisé, on le rappelle, le 21 octobre dernier plus de 30 000 personnes en Occitanie, en Bretagne et au Pays-Basque, l’Etat se crispe en réaffirmant l’unicité de l’identité nationale française.

L’identité nationale s’est toujours bâtie en France en opposition aux « identités régionales ». Avec le débat sur l’identité nationale, la France fait un saut en arrière de plus de 200 ans en remettant à l’ordre du jour un des thèmes principal de la Terreur ! Voulu par le Président Sarkoy lui-même, le débat sonne comme un écho d’une part au rapport de l’Abbé Grégoire qui voulait « anéantir les Patois et universaliser l’Usage de la Langue française » et à celui de Barère d’autre part pour qui « Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton ; l’émigration et la haine de la République parlent allemand… La Contre-révolution parle l’italien et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d’erreurs ». RP&S redoute que les conséquences du débat sur l’identité nationale soit le retour des Hussards Noirs de la République.

Enfin, R&PS constate que le débat sur l’identité nationale s’inscrit dans un contexte plus large de recentralisation de la France au détriment des expressions locales : suppression du peu d’autonomies fiscales des collectivités territoriales avec la fin de la taxe professionnelle, suppression de la clause de compétences générales des Départements et des Régions, etc.

Au rouleau compresseur de l’uniformité culturelle et au centralisme étatique qui se cachent derrière le concept d’identité nationale à la française, Régions et Peuples Solidaires oppose le fédéralisme différencié qui se fonde sur l’affirmation des différences historiques, culturelles et linguistiques des territoires. R&PS réaffirme au regard de l’Ecosse et du Pays de Galles en Grande-Bretagne ou de la Catalogne et du Pays-Basque en Espagne que nationalité et citoyenneté ne sont pas nécessairement liés.

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