Guadeloupe, seule une solution politique peut résoudre la crise

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Depuis le 20 janvier, la Guadeloupe est secouée par de spectaculaires mouvements sociaux. À l’origine de cette crise, le coût de la vie dénoncé par le collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) et le sentiment d’être avec l’ensemble des Département d’Outre-mer (DOM) les marginalisés de la République.

Régions et Peuples Solidaires (R&PS), fédération des partis politiques régionalistes et autonomistes de l’Hexagone soutient le collectif LKP et tient l’Etat français, qui n’a jamais rompu véritablement avec son passé colonial, pour responsable de la situation économique catastrophique en Guadeloupe qui est à l’origine de la grève générale.

Alors que le PIB moyen par habitant est de 30 140€ en métropole, il est d’à peine 17 069€ en Guadeloupe. Alors que le chômage en métropole est de 8%, il explose en Guadeloupe avec des taux supérieurs à 20% . Et pourtant le coût la vie est beaucoup plus élevé en Guadeloupe qu’en Métropole. Non, un Etat centralisé n’est pas garant de l’égalité, la Guadeloupe en est le triste exemple ! La revendication sociale qui s’exprime aujourd’hui doit être prise en compte, et les demandes du collectif LKP satisfaites.

Mais il faut aller plus loin. L’économie de la Guadeloupe est sous perfusion et les Guadeloupéens sont mis au rang d’assistés. La politique de la France, en Guadeloupe comme ailleurs, consiste à infantiliser les régions et à établir un rapport de dépendance vis-à-vis de Paris.

Contre ce système centraliste inégalitaire et injuste, R&PS propose un fédéralisme différencié : il est aberrant de vouloir appliquer les mêmes politiques qu’en métropole à une île des Caraïbes ! R&PS demande la création d’entités politiquement autonomes en remplacement des DOM, et l’enclenchement d’un processus qui révise en profondeur les relations entre la France et ces territoires, dans l’esprit de la démarche qui a prévalu lors de la crise calédonienne il y a dix ans.

L’avenir de la Guadeloupe et de la Martinique est de rayonner au coeur des Caraïbes, et pas d’être une province française marginalisée et exotique ! Pour cela il faut reconnaître le peuple guadeloupéen et permettre sa souveraineté politique à travers une véritable autonomie.

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